Archive pour octobre, 2008

Les tréteaux font leur rentrée !

Posted in Spectacles à venir avec des tags , on Dimanche 19 octobre 2008 by Kevin Martin

A titre d’information, pour tous ceux qui sont encore sur Angers, et qui peut être reviendront sur le navire cette année, Les Tréteaux font cette année une rentrée inédite.

Au delà des traditionnelles réunions de rentrée d’appel a projet, Les Tréteaux présentent un florilège théâtral d’automne qui prend le joli nom de “Premier rappel” , belle expression qui allie bien le lancement d’une nouvelle saison et le retour sur scène de quelques troupes de la saison dernière.

Envie de monter sur les planches, de mettre en scène, de concevoir des décors ou même de proposer un texte ?

Les Tréteaux feront leur rentrée le jeudi 16 et le mercredi 22 ocotbre à 19h30 à l’Espace Culturel de l’Université (campus Saint Serge, face à la fac de droit.)

Au programme : présentation des Tréteaux et lancement de la nouvelle saison avec une présentation des nouveautés de cette rentrée et des projets étudiants. Un florilège de trois spectacles qui ont fait le succès des Tréteaux au printemps. Du 20 au 24 octobre à l’Espace Culturel

Lundi 20 à 20h30 – “le voyageur sans bagage”
de Jean Anouilh – mise en scène d’Alizé Touyre
durée : 1h45 A la fin de la 1ère Guerre Mondiale, Gaston est découvert dans une gare de triage, ne se souvenant plus de rien et placé dans un asile psychiatrique. Quand ce directeur prend sa retraite, son successeur cherche à stimuler la mémoire de ses patients et organise des rencontres avec des familles qui pensent reconnaître les patients amnésiques. Quand Gaston, qui en fait serait “Jacques”, entend le portrait peu élogieux dont fait de lui la famille Renaud, il préfère dire qu’il n’a aucun rapport avec eux… Pourtant la précision d’une petite cicatrice sous l’omoplate gauche le laisse perplexe…
Après un premier succès dans le Festival de théâtre universitaire “de cour à jardin” en avril dernier, toute les troupe du “voyageur sans bagage” revient pour un dernier baroud d’honneur, l’extraordinaire complicité qui lie ces comédiens dans l’émulation de leurs nombreuses séances de travail fait rejaillir sur scène une ambiance exceptionnelle dont Anouilh lui-même serait probablement ému..

Mardi 21 à 21h – “Un petit jeu sans conséquence”
Une comédie de Jean Dell et Gérald Sibleyras -mise en scène Léo Gabillard

durée : 1h40 Claire et Bruno forment, depuis 12 ans, un couple établi, une institution. Au cours d’une journée entre amis dans la maison de famille, lassés d’incarner l’icône d’un couple immuable, ils vont feindre une séparation. Par provocation, sur un coup de tête… C’est un jeu, c’est drôle, mais c’est terriblement dangereux…
Autour d’un buffet de pique-nique, ne tournent pas que des guêpes, des mouches et des frelons. Entre la salade de pâtes, le taboulé et les macarons, on croise aussi des buses à l’affût de leur proie, des tapirs affamés, des pigeons qui roucoulent, des loups qui passent à l’attaque et même des renards qui pissent sur les mûriers.
Une vraie ménagerie dans une jungle sans pitié.
Cherchez les intrus !
Hors champ d’une “Cerisaie” qui vibrionne au rythme d’un pique-nique champêtre et initié sur un simple coup de tête à la suite d’une réflexion bien intentionnée mais maladroite, un malicieux jeu de société s’installe à l’insu de tous les participants!…

Jeudi 23 à 20h30 – “Cravate club”
Une comédie de Fabrice Roger Lacan – avec Antoine Meunier et Erwan Barbier

durée : 1h30 Bernard et Adrien sont amis de longue date et associés dans un cabinet d’architecte. Leur amitié est visiblement incassable, sauf le soir du quarantième anniversaire de l’un deux. L’autre à un dîner de prévu dans un mystérieux club où l’on doit porter une cravate. Il ne pourra donc participer à l’anniversaire de son ami. S’ensuit alors sur une montée en puissance, et des vérités qui sortent au grand jour. Un règlement de compte qui pourrait bien tourner au cauchemar…
Meilleurs amis à la ville, Antoine et Erwan incarnent parfaitement les personnages de cette tranche de vie, véritable drame pour rire, qui a fait l’ouverture du Festival “très tôt en scène”, petit frère “jeunes amateurs” du Festival d’Anjou.
Plein tarif : 5 € le spectacle – tarif réduit : 3 € sur présentation de la carte étudiant – mineurs, demandeurs d’emploi. Les places sont à retirer juste avant le spectacle (billeterie ouverte à partir de 19h30)
capacité du théâtre : 115 places – Réservations ou infos complémentaires : lestreteaux@hotmail.fr

Kyoto Forever – Du théâtre réchauffé pour le développement durable

Posted in Le Quai, Retour sur spectacles avec des tags on Jeudi 9 octobre 2008 by Kevin Martin

La conférence de Frédéric Ferrer, metteur en scène de Kyoto Forever, pouvait mettre l’eau à la bouche. Nous avons affaire à un géographe passionné d’écologie et du développement durable : Kyoto Forever, son second spectacle autour de ce thème à la mode après “Mauvais Temps”, nous montre en quelque sorte la dévotion de cet artiste pour cette noble cause.

Kyoto Forever met en regard la question de la réduction des gaz à effet de serre avec les débats interminablers de haute instance, accueillis par les conférences sans lendemain se succédant à n’en plus finir : Munich, Kyoto, Bali, etc. Ayant lui-même assisté à ces conférences, Fréderic Ferrer voulait rendre compte de l’absurdité qui pouvait se dégager de ces procédures, tout en s’interrogeant sur l’humanité et les états d’âmes des délégués présents.

Sur scène, un grand tapis blanc, sur lequel nous pouvons voir une chaire à huit micros côté jardin, un arbre nu (donc la pertinence peut être mise en question) côté cour, et un écran (carrément inutile, il faut le dire) surplombant discètement le tout. Le spectacle, qui commence curieusement par une mise en espace d’un extrait des Haut de Hurlevent, s’avère quelque peu troublant. Trainant en longueur, riche en passages interminables, toutefois ponctués par de très bons moments (scène où les délégués parlent de leurs passions et de leurs origines, dont le fameux indonésien ayant inventé une maquette d’éolienne fonctionnant à l’énergie… solaire !), Kyoto Forever n’est pas la subtile progression vers une folie déjantée que l’on attendait. Les scènes se succèdent sans se ressembler, le fil de l’histoire peine à résister au trop-plein d’idées dont le spectacle semble avoir subi.

Il sera accordé néanmoins le fait que la sincérité du propos de Frédéric Ferrer demeure. Son parcours, son naturel lorsqu’il parle du spectacle, ne fait pas de lui un individu profitant de la thématique environnementale pour produire un spectacle. Il en demeure que l’on ne peut être que quelque peu déçu d’une performance qui nous parait pouvoir être plus aboutie.

Ponctuation Planet’Terre au Quai

Posted in Le Quai, Spectacles à venir on Samedi 4 octobre 2008 by Kevin Martin

Le développement durable est à l’honneur au Quai la semaine prochaine. La ponctuation Planet’Terre est effectivement le premier évènement majeur d’Open-Arts pour cette nouvelle saison.

Angers capitale du végétal, Le Quai résolument tourné vers l’Europe… quand la culture du sol rencontre celle des scènes, éclot une Ponctuation Planet’Terre. Construit dans une démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) et dans un contexte urbain de développement durable, Le Quai a placé les défis environnementaux au cœur de sa programmation Open-Arts.”

Un spectacle, Kyoto Forever mercredi et jeudi à 19h (ayant assisté à la conférence de présentation, ce spectacle s’affiche comme une sorte de “méta-théâtre”), et trois expositions : Terramorphoses, Réfugiés climatiques et Relâche.

Le site du Quai décrira bien mieux les enjeux de cette ponctuation.

Le Condor – Le rapace se vole dans ses plumes

Posted in Retour sur spectacles, Théâtre du Champ de Bataille avec des tags on Jeudi 2 octobre 2008 by Kevin Martin

Quand un bébé quitte son nid, il est souvent ahuri de découvrir le monde sous un autre visage. Le Condor n’échappe pas à la règle et l’oisillon de Jouanneau a dû voler de ses propres ailes avec le Théâtre Désaxé.

Devant nous se dresse donc une scène totalement dépendrillonnée avec projecteurs à vue (décidément…), au plateau surplombé d’une imposante structure métallique à laquelle un fouillis de feuilles de psychiatre sont attachées. Normal, nous sommes dans un hôpital psychiatrique : Léo Moran y a demandé asile (!) pour parler d’un récent choc : la vue d’une tête humaine où il ne reste que les dents et les yeux. Pas banal vous me direz… Effectivement. Nous nous retrouvons donc face à un huis clos à l’atmosphère malsaine, baignée de la douce musique de Mendelssohn, entouré de… cinq femmes plutôt avenantes en tenue de médecin. S’ensuit une psychanalyse et une réflexion sur l’homme charognard et son féminin plus clément.

Jusqu’ici tout va bien, du théâtre pur et dur où sont censés se voler dans les plumes une ambiance profonde, des conflits, des tensions, des interrogations.

Mais il faut bien avouer que c’est un peu raté. Une mise en scène terne, sclerosée et très peu inspirée s’ajoute aux partis pris douteux (dépendrillonnage et la structure plus perturbante qu’autre chose). Peu convaincants, les comédiens s’adonnent à un surjeu fatigant (à l’exception d’une ou deux comédiennes) et difficile de ne pas décrocher en 1h20 d’un spectacle à la structure mécanique et qui traine en longueur…

En résumé, un beau texte pas vraiment bien servi. Cela m’amène à une question. Pourquoi monter un tel texte avec aussi peu de valeur ajoutée et de créativité ? Un texte aussi rude, difficile, aurait peut-être mérité une lecture un peu plus innovante…

Et v’là condor un peu… et son voisin aussi… Dommage.

 

Vous avez vu le spectacle ? N’hésitez pas à commenter cet article, que ce soit en l’approuvant ou en le désapprouvant !

Le Condor jusqu’au dimanche 5 octobre au TCB

Posted in Spectacles à venir, Théâtre du Champ de Bataille avec des tags on Mercredi 1 octobre 2008 by Kevin Martin

A partir de ce soir et jusqu’à dimanche, le Théâtre du Champ de Bataille ouvre sa saison avec un spectacle également très attendu, écrit par le désormais illustre Joël Jouanneau et monté par le Théâtre Désaxé.

Le Condor conte la condition humaine dans sa dimension la plus charognarde, à travers l’histoire du jeune ornithologue Léo Moran découvrant une tête humaine tranchée dans une ville dévastée. Jouant (ou pas) de cette découverte, il s’entoure de 5 femmes et tous se livrent alors à de multiples jeux de séduction, de mensonges et d’intérêts.

A suivre dès ce soir à 20H30. Infos sur le site du Théâtre du Champ de Bataille.